L’œil métier RH : tous éditeurs… mais quels services ?

Published by Sébastien on

L’œil métier RH

Par Bertrand Thibert – Directeur commercial de HumanSourcing – Intervenant IAE Lyon 3 et CNAM

Selon le cabinet Markess International, le marché des logiciels et des services RH devrait atteindre 2,7 milliards d’euros en 2011, soit une croissance de près de 6 % par rapport à 2009. Les années de crise semble donc bien derrière les éditeurs de logiciels de ressources humaines. Concernant le marché des logiciels de recrutement, les difficultés financières rencontrées par les entreprises frappées de plein fouet, semblent les avoir conduites à différer leurs processus  d’embauche venant de l’extérieur, au profit de la mobilité interne. La nécessité d’optimiser les coûts passe par le sempiternel adage, selon lequel il est souvent de bon aloi de rechercher d’abord en interne les compétences requises pour pourvoir un poste.

Deuxième constat confirmé par Markess International : le cabinet évalue à 52 % le taux d’entreprises ayant choisi d’externaliser tout ou partie de leurs applications et/ou processus RH en 2010. Soit un marché de 1,17 milliard d’euros en 2010 et une croissance de 10 % depuis 2008. Mais il est à noter que seule une partie des processus RH semble impactée par une telle volonté, le recrutement en tête.
Ces chiffres parlent moins de l’utilisation d’un cabinet de recrutement que des logiciels RH.

Face aux évolutions rapides, tant des technologies web que des pratiques de recrutement, ces deux études démontrent le fort intérêt pour les Directions de Ressources Humaines de se doter d’outils alliant performances organisationnelle et adaptabilité managériale, tout particulièrement dans le domaine de l’identification des talents durant des périodes d’incertitude. Plus que les recruteurs, les éditeurs de logiciels de ressources humaines sont en première ligne, pour rivaliser d’innovation et d’ingéniosité en matière d’offre ajustée à ces demandes dictées par un contexte macroéconomique difficile. Cela souligne une nouvelle fois, s’il en était besoin, que l’éditeur doit se muer peu à peu en véritable prestataire de services, plus qu’en simple fournisseur de lignes de code.


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